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Adieu Commando ! Nous allons continuer avec nos écrits ton combat. |
Ce matin (28 juillet 2017)
dans mes promenades livresques et informatives je suis tombé sur cette information
du tabloid ivoirien online
http://www.eburnietoday.com/2017/07/26/cavally-agents-de-sodefor-attaques-bande-armee/des.
Mieux j’ai été tagué par un ami qui l’a partagé sur le réseau social à Zuck.
Quelles tristes réalités !
C’est malheureusement, le vécu quotidien de nos frères et sœurs les agents de la police
forestière. Chaque jour, ces braves gens essuient des tirs des personnes qui
occupent illégalement nos forêts classées et réserves. Ah ces bandits et hors
la loi d’un autre acabit. Ils sont les protégés de certaines autorités de ce
pays. Donc permis d’accéder où bon leur semble sans en être inquiétés. Et celui
ou ceux qui veulent les déranger, est un homme mort !
Cela me permet aujourd’hui
de rendre un hommage à un grand frère, un ami et un formateur, un agent
chevronné de la police forestière et de l’OIPR. Lui, c’est feu le Capitaine
HINI BREDOUMY MOUSTAPHA, tué dans une embuscade dans l’exercice de sa fonction. Une balle
assassine l’a atteint mortellement alors qu’il patrouillait dans une réserve
selon mes sources. Il n’était pas seul. Mais, c’est lui seul qui a été tué (ça me
surprend qu’aucune enquête n’a été véritablement faite ou qu’aucun résultat d’une
quelconque enquête n’ait été révélé) Il a été lâchement tué,
un mois après avoir monté en grade (il était Lieutenant lorsque je l’ai
connu. J’étais encore journaliste à l’hebdo Allô Police. Et nous nous somme
rencontré justement pour faire mention de leur entrée en grève pour justement dénoncer
leur condition de travail difficile. Mais surtout évoquer la question des
primes de risques liées à leur travail).
En lisant l’article du tabloid
cité un peu plus haut, j’ai compris que le Capitaine Hini était mort pour rien.
Lui et ses collaborateurs ont été gaspillés par les occupants illicites de nos
forêts. Mais c’est finalement lui qui est tombé les armes à la main.
Chaque des agents de la
police forestière et agents assimilés sont l’objet d’attaques et de menaces de
mort pour avoir choisir la protection et la défense de nos forêts (il ne reste
plus assez de forêt. Moins de deux million d’hectares selon les informations
que j’ai).
Le Capitaine Hini a été tué
dans l’exercice de sa fonction. Fonction qu’il a choisie dira-t-on. Mais avait-il
aussi choisi de mourir en protégeant la flore ivoirienne ? Je ne le crois
pas. Aujourd’hui encore la menace est bien réelle ! Ce sont les agents de
la SODEFOR qui dans leur patrouille ont essuyé des tirs. Il y a eu des blessés.
Dieu merci, on ne parle pas de mort. Mais je parie que lorsqu’il y aura mort
encore, rien ne se fera parce qu’un occupant illégal de ces forêts est le bon
petit d’un Grand type de ce pays.
Le Capitaine est mort
laissant derrière lui famille, amis collègues et connaissances inconsolables et
sans voix.
UN SOLDAT, DE SURCROÎT UN
COMMANDO NE MEURT PAS, IL DORT !
Landry Zahoré, la plume au regard franc