samedi 14 novembre 2015

L'AAE s'est dotée d'un site internet !


Le site a été présenté officiellement et lancée, lors d’un atelier qui s’est tenu du 08 au 09 Octobre 2015, à Abidjan en Côte d’Ivoire. Un lancement doublé d’une formation des participants sur le renforcement de capacité dans le secteur de l’eau en Afrique.
L’accès aux informations, aux données et aux connaissances, dans le secteur de l’Eau, de l’Hygiène et de l’Assainissement en Afrique, constitue un souci majeur pour ses acteurs, d’où l’enjeu de leur vulgarisation. L’Association Africaine de l’Eau (AAE) a décidé de mettre en place plateforme de gestion et de partage des connaissances : un site internet sur lequel l’on pourra dorénavant accéder à toutes sortes d’informations relatives au secteur.
Cette rencontre qui a réuni plusieurs experts du secteur venus de divers pays africains et occidentaux, avait pour objectif de développer une approche efficace pour pérenniser le savoir-faire acquis des expériences des uns et des autres, à travers la promotion de cette vitrine de données et d’informations. Toute chose nécessaire à la création d’un dynamique environnement de partage des connaissances.
Financé par l’USAID WA-WASH, ce projet est un vaste programme que l’Association Africaine de l’Eau entend élargir également au renforcement des capacités de ses sociétés membres, des ONG et de médias du secteur.

Quand le renforcement des capacités des médias s’impose …


Fiers de poser avec leur carton
à la fin du renforcement de capacités,
les journalistes sont appelés à écrire sur l'eau.
Dans cette dynamique, elle a organisé un atelier, le mardi 27 octobre 2015 à l’endroit des médias, pour  permettre aux professionnels des médias d’avoir une meilleure perception des problématiques liées à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène en vue de les rendre plus efficaces dans la production et la dissémination d’informations relatives à ce secteur.



Plus d’une vingtaine de journalistes et hommes de médias ont pris part à cette formation, et ont bénéficié également d’une communication faite par Monsieur Gosso, président du Conseil Scientifique et Technique de l’AAE sur le thème « l’eau non-facturée: impact sur le rendement des sociétés d’eau en Afrique. Cas de la côte d’Ivoire »


AAE, une organisation confrontée à d’énormes difficultés…

La photo de famille entre journalistes
et responsables AAE à la fin de l'atelier

Dans sa présentation, il a soutenu que la fraude, la corruption et l’état vétuste des ouvrages sont les potentielles sources des eaux non facturées et constituent les problèmes clés auxquels sont confrontées de nombreuses sociétés d’eau sur le continent en général et en Côte d’Ivoire en particulier. Après un audit de 15 pays dont neuf francophones et six anglophones, avec un total de 20 sociétés d’eau, les pertes totales (réelles et apparentes) en volume d’eau représentent environ 37% des volumes introduits dans les réseaux. Avec un coût de ces pertes estimé à 37,5 Milliards de FCFA. Le montant des pertes inévitables représente moins de 5%.
Concernant la tarification, le prix de vente de l’eau est de 300 FCFA pour un coût moyen de production de 100 FCFA.
L’AAE s’est fixée entre autres missions d’organiser des programmes de renforcement des capacités afin d’améliorer la performance des sociétés d’eau et d’assainissement pour mieux servir les populations africaines. Elle coordonne également la recherche de la connaissance et met à jour les données techniques, juridiques, administratives et économiques recueillies dans le secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’environnement.
Cette institution compte à ce jour plus de 113 membres issus de 42 pays d’Afrique dont la Côte d’Ivoire.

Landry Zahoré