jeudi 10 décembre 2015

Commune de Yopougon: La Gesco tout près d’une crise épidémiologique !

La GESCO périphérique situé dans la commune de Yopougon a un marché qui laisse perplexe tout le monde qui s’y aventure. Pour la petite histoire, GESCO, c’est le Groupement d’Entreprises Suisse de Construction qui construisant l’autoroute du nord s’est bâti une cité pour y loger. A la fin des travaux de l’autoroute du nord, ceux-ci ont cédé cette cité à la Côte d’Ivoire. Dès lors, la gestion et l’entretien de ces belles bâtisses revenaient aux ingénieurs et à leurs familles. De leur côté, ceux-ci ont failli à leur mission. La cité n’est que l’ombre d’elle-même. Jadis un lieu chic et propre la cité Gesco n’est qu’une carcasse de ce lègue colonial. Du fait de manque d'entretien et d'hygiène.

Un marché à l’image de la cité, sans entretien ni hygiène…
La viande est vendue
à proxi des eaux usées

Le marché du grand faubourg de la Gesco est mal en point. Il montre à tous azimuts, un visage d’épidémies. Dès le premier regard que l’on jette, c’est amas d’ordures non loin dudit marché, juste à côté une marre d’eau puante qui amène toute personne à s’attraper le nez à cause de son odeur. Les mouches, dans un mariage d’ordures et d’eau puante s’érigent en reines sur le marché de la Gesco. Elles n’hésitent pas à élire domicile ou à atterrir  sur tous les articles des vendeuses du marché. Des poissons (frais et fumés) aux condiments tout est passé au scanner par les mouches. De grosses mouches qui donnent des frissons aux sensibles. En un mot, il y a un manque criard d’hygiène dans le marché de la Gesco. On pourrait dire que la Gesco aurait été oublié ou laissé pour compte par le maire et sa municipalité.  Mais que non !

La municipalité encaisse les taxes dans l’indifférence totale du risque d’épidémies…

Un collecteur de la Mairie
encaissant la taxe municipale
Aussi triste que cela puisse paraitre, la mairie de la commune de Yopougon passe tous les jours faire son encaissement relatif aux taxes. Des vendeuses du vivrier et autre en bordures de route comme à l’intérieur dudit marché, tout est passé au peigne fin. Les agents collecteurs de taxes ne laissent rien. La taxe s’élève à 100 ou 200 francs CFA en tout cas ça dépend de là où tu te situes en tant que vendeuse. Même étant dans l’eau puante, certaines vendeuse ne sont point épargnées par les lesdits collecteurs. A voir cela, on se dit que Gilbert Koné Kaffana, maire de la plus vaste commune de notre pays, ne fait rien avec la souffrance de ses administrés du côté de la Gesco. Son souci en premier lieu, c’est d’encaisser et de renflouer ses caisses. Le reste on s’en fout.



Pendant ce temps les maladies épidémiologiques se signalent

Sans commentaires !
.. 
Les démangeaisons, les problèmes respiratoires et cutanés commencent à se signaler d’abord sur les vendeuses du marché. Et ensuite sur la population, celle-ci se plaint aussi du trop de moustiques. Les risques d’infections respiratoires ne sont pas à exclure tant les eaux stagnantes dégagent une odeur nauséabonde « on ne peut plus respirer à cause de l’eau sale » nous explique une vendeuse de légumes juste en bordure de l’eau. Si rien n’est fait, c’est une épidémie qu’on aura en face de nous !

Landry Zahoré.