lundi 22 février 2016

Portrait éco-touristique de la réserve de Dahliafleur


La nature a tout simplement besoin de vivre comme toi et moi. Plus encore, notre vie dépend de la vie de la nature. Située dans la ville coloniale de Bingerville précisément dans les villages Ebrié d’Akouai Santé et d’Abatta. La réserve de Dahliafleur est une merveille que la nature a bien voulu offrir à la population bingervilloise en particulier mais en générale à celle du district d’Abidjan. Nous y avons été à l’occasion de la signature d’un partenariat entre Moov-CI et l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves de Côte d’Ivoire pour découvrir et connaitre un pan de l’historique de ce chef d’œuvre d’une superficie de 148 hectares. Portrait …



Au départ le jardin d’un fleuriste…

Au départ, c’était le jardin d’un fleuriste. Mais pas n’importe lequel. Celui du premier président de la République de Côte d’Ivoire Félix Houphouët Boigny dit ‘’Don Féfale’’. A côté d’être le fleuriste d’Houphouët, Italo Barbeta exportait ses fleurs dont des Orchidées pour la plupart. C’est le 25 janvier 1974 que l’espace lui a été cédé pour qu’il la mette en valeur. Il y a construit un laboratoire de fleurs où il faisait le mariage entre plusieurs variétés pour en créer d’autres. A sa mort, il a été enterré selon ses dernières volontés dans cette réserve de fleurs qu’il a tant aimées. Sa tombe et son laboratoire s’y trouve jusqu’à ce jour.

Dahliafleur, un joyau naturel …
La tombe de d'Italo Barbeta fondateur de la réserve...

Dahliafleur est un joyau naturel situé en pleine zone urbaine. Il y a seulement deux ans que cette réserve de 148 hectares a été décrétée utilité publique par le décret numéro 2013-127 du 20 Février 2013. A partir de cet instant Dahliafleur dispose d’un statut qui lui donne la dénomination Réserve naturelle partielle de flore d’une superficie de 148 Ha.

Les atouts de cette réserve de flore…

La bambouseraie et sa voie pour randonnée vous attend...
Les atouts de cette réserve de flore sont divers. D’abord par sa facilité d’accès, par l’ancienne route de la commune Bingerville, Dahliafleur se montre ainsi accessible aux potentiels touristes locaux et étrangers. Puisqu’elle est située dans une zone potentiellement touristique. Avec son relief peu accidenté, elle donne la possibilité aux amoureux de randonnées. Surtout avec 1.5 Kim de bambouseraie qui laisse entrevoir un bel itinéraire pour les randonneurs. Pour les scientifiques, Dahliafleur se présente comme cette réserve qui offre une diversité de plantes. Ce qui favoriserait la recherche scientifique.
En sus, elle possède une splendide ouverture sur la lagune Ebrié pouvant permettre des sports nautiques et des espaces détente pour toute personne désireuse d’être en contact avec mère nature.
La réserve Dahliafleur, c’est aussi 91 Ha de forêt bien conservée, de 8 Ha de forêt secondaire. Mais c’est aussi 15 espèces de mammifères et 69 espèces d’oiseaux à découvrir.  
Mais svp en y entrant, la réserve ne vous demande qu’une seule chose : sa préservation et son entretien. Ou bien ? Qui prend soin de mère nature prend soin de sa vie.


Landry Zahoré.

dimanche 21 février 2016

Protection de l’environnement: Moov Côte d'Ivoire et l’OIPR s’unissent.


 Moov et l’OIPR se sont unis pour la vie. En effet, Moov Côte d’Ivoire et l’OIPR (Office Ivoirien des Parcs et Réserves) ont procédé le samedi 20 février 2016 à la signature d’un partenariat visant à protéger les parcs et réserves de la Côte d’Ivoire. C’est la réserve Dalhiafleur qui servi de cadre à cette cérémonie riche en couleur.
En effet soucieuse du bien-être de la population, de l’environnement social et culturelle, Moov-CI s’inscrit depuis un bon moment dans le développement durable en occurrence celui des parcs et réserves naturelles et animalières. Ses ambitions ont fait naitre l’envie d’un partenariat entre Moov-CI et l’OIPR.


La petite histoire avant la naissance Dalhiafleur…


L’union entre Moov et l’OIPR ne date pas d’aujourd’hui. C’est en 2010 que tout a commencé. Juste après cette union, la structure de téléphonie No Limit a offert deux véhicules de types 4x4 et des panneaux routiers de 12m² et 24m² qu’on peut retrouver dans tout le pays en vue d’identifier les parcs et réserves.
Ce sont entre temps huit parcs et réserves qui ont bénéficié de cette initiative de la maison verte. Citons entre autre les parcs et réserves de Bondoukou, Man, Danané, Yamoussoukro, Toumodi, Grand-Lahou, San Pedro et Abidjan. Notons cependant qu’en plus de ces huit, les parcs nationaux de la Comoé, du Mont Sangbé, d’Azagny, de Taï, du Banco et les réserves de faune d’Abokouamékro et de la dernière-née Dalhiafleur ont pris en compte. Ces panneaux très visibles par les usagers font la promotion de ces espaces à protéger.


Moov CI, une entreprise éco citoyenne…



Moov CI, au vue des actions menées avec l’OIPR, est une entreprise éco citoyenne. Ainsi dire, il est mieux de retenir que Moov CI en s’inscrivant dans la protection de l’environnement et du développement durable, s’inscrit en entreprise Eco citoyenne.
Moov CI marque ainsi le renforcement de son engagement éco-citoyen aux côtés de l’OIPR. Une initiative à saluer et à pérenniser quand on sait que l’une des recommandations de la dernière conférence des parties de Paris (COP21), est la prise d’initiatives de ce genre qui épousent la conservation de la biodiversité.
La cérémonie officielle de cette union a pris fin par un cocktail offert par Moov aux personnalités présentes au sein d’un bel espace de la réserve. Ce sont notamment, le représentant du ministre de l’environnement, le Maire de Bingerville, le Dg de l’OIPR et celui de Moov CI. Sans oublier les autorités coutumières d’Akouai Santé village où est située la réserve de Dalhiafleur (ancienne propriété et laboratoire du fleuriste du premier résident de la Côte d’Ivoire).
Notons que la réserve Dalhiafleur, c’est 148 hectares avec, une bambouseraie longue d’un kilomètre et demi. Elle regorge de plusieurs espèces rares de fleurs et d’arbres et de plantes. Nous y reviendrons pour un portrait touristique et écologique.



 Landry Zahoré

samedi 16 janvier 2016

Côte d’ivoire : Quand l’insalubrité devient une identité !



En effet, depuis plus d’une vingtaine d’années, on peut dire que  l’insalubrité est devenue une identité pour la Côte d’Ivoire. Le peuple ivoirien a progressé dans l’art de rendre insalubre. Même les quartiers dits huppés ne sont pas épargnés. Oui, il suffit seulement de jeter un coup d’œil dans les rues d’Abidjan (ville référentielle) et on comprendra que ‘’salir’’, oui ‘’salir’’ est devenue le passe-temps favori des ivoiriens. Pire encore, ils ont infecté, les ressortissants des autres pays africains vivants sur le territoire ivoirien. Ceux-ci se sont mis dans la danse. Les caniveaux et autres canalisations d’eaux de ruissèlements sont transformés en poubelles. On y jette et déverse tout. Des restes de nourritures et de sachets sans aucune précaution. Dire que plusieurs ministres se sont succédés à la tête du ministère en charge de la salubrité avec à la clé chacun sa stratégie pour une éducation citoyenne pour un ivoirien écolo.

L’insalubrité, la nouvelle identité de la Côte d’Ivoire…

Oui, l’insalubrité semble être devenue la nouvelle identité de la Côte d’Ivoire. Et ça donne un beau spectacle insalubre et nauséabond. Les exemples qui nous offrent ce spectacle sont légions. C’est le cas du carrefour ‘’Djéni Kobinan’’ en phase de devenir un ‘’Akouedo’’ bis. A côté de cet exemple nous pouvons citer celui du carrefour ‘’vidange’’ sur l’axe du Zoo d’Abidjan-Commune d’Abobo. A cet endroit, on y déverse ingénieusement les eaux qui proviennent des fosses septiques des résidences abidjanaises. Il suffit d’y faire tour et on comprendra pourquoi la lagune Ebrié et la baie de Cocody ‘’sent mal’’. Toutes les communes d’Abidjan sont marquées par le seau de l’insalubrité. Même Cocody la belle et chic commune n’est pas en reste. Il suffit seulement de regarder du côté le plus ancien des hyper marché de la commune et vous verrez les ordures vous dire soit bonjour ou bonsoir. Cela dépendra du moment.

Rendons nous, dans notre balade insalubre du côté du carrefour de l’Indénié. Identité remarquable de notre irresponsabilité à tous. On peut se passer de décrire le carrefour Indénié à cause du tableau insalubre de plastiques et de bouteilles qui s’offre à qui veut et qui ne veut pas passant dans les environs.
Quand, l’insalubrité devient une identité, il suffit de se rendre du côté de Yopougon. Commune ‘’pays’’* de la Côte d’Ivoire, précisément au quartier SICOGI à quelques encablures de l’hôpital général. Là se situe un  immense caniveau qui conduit les eaux usées provenant de la zone industrielle et des ménages. Ce caniveau a été transformé en dépotoir d’ordures pour les uns. Et en W.C pour les autres. Conséquences les plus majeures sont la pollution de la lagune du côté du village Ebrié de Béago. Par conséquent plus de pêche pour les habitants du village. La pollution a aussi ses effets sur l’homme. Plusieurs cas de fausses couches et d’infections cutanées ont été signalées dans le village par le chef Abbé Blessoué Paul aux autorités compétentes en la matière. Mais rien n’y fit. Ça, c’est un exemple parmi tant d’autres. Ces infections sont dues en partie à cause des déchets chimiques provenant de la zone industrielle de la commune. Quelles solutions faces à de tels agissements envers notre environnement.

Sensibiliser la population et construire des stations d’épuration d’eaux …

Quand, l’insalubrité devient une identité, il faut procéder à une rééducation de la population sur les questions de protections de l’environnement et de pollution.  Cela doit débuter depuis la cellule familiale. Ne dit-on pas que la famille est le socle de toute société humaine. Alors si elle est bien éduquer relativement à des notions citoyennes, la société ne sera plus enrhumée de certains maux que nous vivons. En effet, l’implication des familles dans une campagne de sensibilisation et de rééducation sur les questions de citoyenneté, de pollution et protection de l’environnement, sera bénéfique pour notre jeune nation. Le Partenariat National de l'Eau en Côte d'Ivoire l'a compris. Il a d'ailleurs initié une journée d'échanges sur les questions de l'eau le mardi 22 décembre 2015 dans une résidence de la place.


En plus de cela, les autorités compétentes doit user de leur pouvoir afin de construire dans tout Abidjan des stations d’épuration des eaux usées. Une fois celles-ci construites, la pollution de la lagune Ebrié et de la baie de Cocody ne sera qu’un lointain et vieux souvenir. Certains seront fiers de raconter à leurs progénitures quand ceux-ci verront la beauté de notre pays. Avec à la clé des lois qui sont respectées par tous.


Landry Zahoré.

mercredi 30 décembre 2015

Noel 2015 : Kaymu lance ‘’NOEL SOLIDAIRE’’ en faveur des orphelins de Bingerville.


« NOEL SOLIDAIRE» est une vaste opération de collecte de fonds que lance la Marketplace Kaymu CI en partenariat avec SICOMEX Treichville à l’endroit des enfants de l’orphelinat de Bingerville.
Cette opération vise à susciter chez l’ivoirien fanatique du e-commerce ou pas à faire preuve de charité et d’amour afin de rendre heureux les enfants orphelins de l’une des villes historiques de notre pays.
On peut donc dire que la Noel continue chez Kaymu.ci avec l’opération « NOEL SOLIDAIRE » qui connaitra son apothéose le 31 décembre prochain au sein même de l’orphelinat en présence des autorités administratives de l’orphelinat, de la mairie de Bingerville et des responsables de Kaymu.ci.
La Marketplace numéro 1 en Côte d’Ivoire attend beaucoup de la population relativement à cette campagne ‘’Noel Solidaire’’.
D’abord au niveau des dons que celle-ci fera pour aider Kaymu.ci à atteindre son objectif. Aussi, que la population de Bingerville fasse un bon accueil à l’équipe de Kaymu.ci qui s’y rendra.
 « Nous avons lancé cette opération de Noël Solidaire dans l’espoir de donner le sourire aux orphelins. Ceci exclusivement pour cette année. Mais pour les éditions à venir nous choisirons à chaque fois d’autres types de populations dans le besoin pour manifester notre solidarité’’ Ismaël Rebière, Country Manager de Kaymu CI expliquant le bien-fondé de la campagne « NOEL SOLIDAIRE ».
Avec Kaymu.ci, la fin de la Noel est prévue pour le 31 Décembre 2015 à Bingerville précisément à l’Orphelinat de Garçons de ladite ville.
Landry Zahoré.

jeudi 10 décembre 2015

Commune de Yopougon: La Gesco tout près d’une crise épidémiologique !

La GESCO périphérique situé dans la commune de Yopougon a un marché qui laisse perplexe tout le monde qui s’y aventure. Pour la petite histoire, GESCO, c’est le Groupement d’Entreprises Suisse de Construction qui construisant l’autoroute du nord s’est bâti une cité pour y loger. A la fin des travaux de l’autoroute du nord, ceux-ci ont cédé cette cité à la Côte d’Ivoire. Dès lors, la gestion et l’entretien de ces belles bâtisses revenaient aux ingénieurs et à leurs familles. De leur côté, ceux-ci ont failli à leur mission. La cité n’est que l’ombre d’elle-même. Jadis un lieu chic et propre la cité Gesco n’est qu’une carcasse de ce lègue colonial. Du fait de manque d'entretien et d'hygiène.

Un marché à l’image de la cité, sans entretien ni hygiène…
La viande est vendue
à proxi des eaux usées

Le marché du grand faubourg de la Gesco est mal en point. Il montre à tous azimuts, un visage d’épidémies. Dès le premier regard que l’on jette, c’est amas d’ordures non loin dudit marché, juste à côté une marre d’eau puante qui amène toute personne à s’attraper le nez à cause de son odeur. Les mouches, dans un mariage d’ordures et d’eau puante s’érigent en reines sur le marché de la Gesco. Elles n’hésitent pas à élire domicile ou à atterrir  sur tous les articles des vendeuses du marché. Des poissons (frais et fumés) aux condiments tout est passé au scanner par les mouches. De grosses mouches qui donnent des frissons aux sensibles. En un mot, il y a un manque criard d’hygiène dans le marché de la Gesco. On pourrait dire que la Gesco aurait été oublié ou laissé pour compte par le maire et sa municipalité.  Mais que non !

La municipalité encaisse les taxes dans l’indifférence totale du risque d’épidémies…

Un collecteur de la Mairie
encaissant la taxe municipale
Aussi triste que cela puisse paraitre, la mairie de la commune de Yopougon passe tous les jours faire son encaissement relatif aux taxes. Des vendeuses du vivrier et autre en bordures de route comme à l’intérieur dudit marché, tout est passé au peigne fin. Les agents collecteurs de taxes ne laissent rien. La taxe s’élève à 100 ou 200 francs CFA en tout cas ça dépend de là où tu te situes en tant que vendeuse. Même étant dans l’eau puante, certaines vendeuse ne sont point épargnées par les lesdits collecteurs. A voir cela, on se dit que Gilbert Koné Kaffana, maire de la plus vaste commune de notre pays, ne fait rien avec la souffrance de ses administrés du côté de la Gesco. Son souci en premier lieu, c’est d’encaisser et de renflouer ses caisses. Le reste on s’en fout.



Pendant ce temps les maladies épidémiologiques se signalent

Sans commentaires !
.. 
Les démangeaisons, les problèmes respiratoires et cutanés commencent à se signaler d’abord sur les vendeuses du marché. Et ensuite sur la population, celle-ci se plaint aussi du trop de moustiques. Les risques d’infections respiratoires ne sont pas à exclure tant les eaux stagnantes dégagent une odeur nauséabonde « on ne peut plus respirer à cause de l’eau sale » nous explique une vendeuse de légumes juste en bordure de l’eau. Si rien n’est fait, c’est une épidémie qu’on aura en face de nous !

Landry Zahoré.

mercredi 25 novembre 2015

Africa Web Festival 2015 : A quoi répond le concept de ville intelligente ?




‘’La ville intelligente : l'Energie, les Villes et les Transports au service de l'Afrique’’. C’est le thème de la seconde édition du festival de l’Afrique connectée. Pour ce second rendez-vous de l’Afrique 2.0, on peut dire que le thème a été bien choisi par les organisateurs de cette activité panafricaine. Un thème énonciateur et complexe. Énonciateur, pourquoi ? Parce que l’Afrique est un continent en plein essor, ce, dans tous les secteurs d’activités. Complexe, pour la seule raison que le concept de ville intelligente semble ésotérique pour nos sociétés. Bref, plusieurs pays africains partant sur ce constat, se mettent sur la voie du développement. On les appelle pour cela pays en voie de développement. Le concept de développement renvoie à innovation, progrès et industrialisation. Or qui parle de tout ça, parle d’impact sur les habitudes des africains. Comment cela impactera les mœurs de nos sociétés. Avant de répondre à cette interrogation, permettez qu’on réponde à la question de notre titraille. Allons-y concepts par concepts.  

L’Energie …

Selon l’encyclopédie Wikipédia, l’énergie se définit comme  la capacité d'un système à produire un travail, entraînant un mouvement ou produisant par exemple de la lumière, de la chaleur ou de l’électricité. C'est une grandeur physique qui caractérise l'état d'un système et qui est d'une manière globale conservée au cours des transformations. L'énergie s'exprime en joules (dans le système international d'unités) ou souvent en kilowatts-heures. Le terme énergie, toujours selon Wikipédia, est aussi utilisé dans les domaines technologique, économique et écologique, pour évoquer les ressources énergétiques, leur consommation, leur développement, leur épuisement, leur impact écologique.  Cette approche définitionnelle relative à l’écologie est celle qui retient notre attention.  Oui, le transport, les industries et autres activités liées au développement d’une société demandent assez d’énergie. Cela a résolument un impact sur le climat. On parle de réchauffement climatique. Car, l’efficacité énergétique  la dépendance énergétique, la sécurité énergétique et le prix de l’énergie y sont des préoccupations majeures. Une sensibilisation tous azimuts sur le réchauffement climatique s’impose à nos sociétés en plein essor. Cela doit les conduire à adopter de nouveaux modes de consommations de l’énergie. Il s’impose à celles-ci, la maitrise des émissions de gaz à effet de serre et à mener des actions à leur réduction. Quand on parle de nouveaux modes de consommations, cela revient à bien gérer les énergies fossiles mais aussi à se tourner résolument vers les énergies renouvelables et éoliennes Pour notre part voilà ce à quoi répond le concept de ville intelligente relative à l’utilisation et la gestion de l’énergie.


Les Villes…


Une ville est un milieu physique où se concentre une forte population humaine, et dont l'espace est aménagé pour faciliter et concentrer ses activités : habitat, commerce, industrie, éducation, politique, culture, etc. partant de cette approche, la ville ou les villes représentent l’espace temporelle et matériel où l’homme évolue. Aujourd’hui, relativement au concept de la mondialisation, les villes africaines dans leur grande majorité se sont inscrites sur la voie du développement secteur par secteur d’activités. Mais en ce qui concerne nos villes, plusieurs difficultés sont à noter notamment au niveau de la politique d’urbanisation et de construction. L’on constate que les politiques d’urbanisation dans nos villes ne respectent les normes internationales relativement à l’urbanisation et à la construction. Prenons le cas d’Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire. La ville d’Abidjan par sa situation géographique est à coup sûr bien lotie. Plan d’eau qui s’étend à perte de vue, d’où son appellation de perle des lagunes. Bien qu’ayant gardé son sa notoriété, la ville souffre aujourd’hui de sa surpopulation. Comme beaucoup de villes africaines, Abidjan est la destination rêvée de bien de jeunes qui quittent pour la plus part les autres villes du pays pour espérer avoir du travail. Du coup, tout le monde s’y retrouve. Les fonctionnaires, les chômeurs diplômés et les chômeurs sans diplômes. La vie est chère ou bien est devenue chère. Tout est concentré.
Les fonctionnaires et les sans-emplois refusent de quitter Abidjan du fait des opportunités qui s’y trouvent. Pour désengorger, il faut penser à une politique qui va donner la chance aux autres villes de se frotter aux villes dites modernes. Revoir la politique d’urbanisation et construction dans nos cités. Nos villes ont besoin d’être repensées à l’orée de l’avènement des TIC dans les mœurs africaines. De ce seul fait l’Afrique en tant que continent peut se frotter aux autres nations dites modernes. Et montrer qu’elle a son mot à dire dans le concert des nations. D’abord en adoptant la construction de ville qui respectent la protection de l’environnement et qui contribuent au développement durable. Des villes vraiment intelligentes, où les citoyens sauront et comprendront que prendre soin de son environnement immédiat, c’est fait preuve de grandeur et d’acte citoyen.

Le transport

Le transport en de façon sectaire connait d’énormes difficultés. Primo, les gares dans nos sociétés ne respectent pas dans la grande majorité les normes internationales en matière de gare routière. Et si elles les respectent, on les juge de trop modernes. Secundo, 90% des acteurs de secteurs exercent dans l’informel. Et sont pour la grande majorité analphabète. Assainir ce secteur en le professionnalisant serait d’un grand bien pour nos sociétés et pour notre continent.

Comment cela va impacter les habitudes de vie des africains ?

Pour notre part, voilà ce à quoi répond le concept de ville intelligente. Il implique la gestion des hommes et ce qui constitue son environnement immédiat. On parle de développement durable et de nouvelles donnes éco citoyens. Ces changements, s’ils interviennent ou sont mis en pratique auront bien sûr un impact sur les mœurs de nos sociétés. Il va falloir changer de comportement relativement à notre façon de comprendre l’urbanisation, le transport et l’usage de l’énergie. Prendre soin de nous en prenant soin de notre environnement immédiat. Adopter les comportements éco-citoyens pour espérer atténuer le réchauffement climatique qui se montre menaçant de plus en plus.
Africa Web Festival, rendez-vous panafricain de l’Afrique 2.0 fait bien de se pencher sur ces questions à travers la thématique de la seconde édition du festival d’une Afrique qui rêve grand et qui peut le réaliser. Puisqu’elle en a les moyens et les hommes pour le faire.
Bon festival à tous et à chacun et que l’Afrique connectée gagne pour que nos villes soient intelligentes à l’horizon 2020 (Clin d’œil à la Côte d’Ivoire).
Pour rappel, le festival va se tenir les 3,4 et 5 décembre 2015 sur les bords de la lagune Ebrié.

Landry Zahoré.

samedi 14 novembre 2015

L'AAE s'est dotée d'un site internet !


Le site a été présenté officiellement et lancée, lors d’un atelier qui s’est tenu du 08 au 09 Octobre 2015, à Abidjan en Côte d’Ivoire. Un lancement doublé d’une formation des participants sur le renforcement de capacité dans le secteur de l’eau en Afrique.
L’accès aux informations, aux données et aux connaissances, dans le secteur de l’Eau, de l’Hygiène et de l’Assainissement en Afrique, constitue un souci majeur pour ses acteurs, d’où l’enjeu de leur vulgarisation. L’Association Africaine de l’Eau (AAE) a décidé de mettre en place plateforme de gestion et de partage des connaissances : un site internet sur lequel l’on pourra dorénavant accéder à toutes sortes d’informations relatives au secteur.
Cette rencontre qui a réuni plusieurs experts du secteur venus de divers pays africains et occidentaux, avait pour objectif de développer une approche efficace pour pérenniser le savoir-faire acquis des expériences des uns et des autres, à travers la promotion de cette vitrine de données et d’informations. Toute chose nécessaire à la création d’un dynamique environnement de partage des connaissances.
Financé par l’USAID WA-WASH, ce projet est un vaste programme que l’Association Africaine de l’Eau entend élargir également au renforcement des capacités de ses sociétés membres, des ONG et de médias du secteur.

Quand le renforcement des capacités des médias s’impose …


Fiers de poser avec leur carton
à la fin du renforcement de capacités,
les journalistes sont appelés à écrire sur l'eau.
Dans cette dynamique, elle a organisé un atelier, le mardi 27 octobre 2015 à l’endroit des médias, pour  permettre aux professionnels des médias d’avoir une meilleure perception des problématiques liées à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène en vue de les rendre plus efficaces dans la production et la dissémination d’informations relatives à ce secteur.



Plus d’une vingtaine de journalistes et hommes de médias ont pris part à cette formation, et ont bénéficié également d’une communication faite par Monsieur Gosso, président du Conseil Scientifique et Technique de l’AAE sur le thème « l’eau non-facturée: impact sur le rendement des sociétés d’eau en Afrique. Cas de la côte d’Ivoire »


AAE, une organisation confrontée à d’énormes difficultés…

La photo de famille entre journalistes
et responsables AAE à la fin de l'atelier

Dans sa présentation, il a soutenu que la fraude, la corruption et l’état vétuste des ouvrages sont les potentielles sources des eaux non facturées et constituent les problèmes clés auxquels sont confrontées de nombreuses sociétés d’eau sur le continent en général et en Côte d’Ivoire en particulier. Après un audit de 15 pays dont neuf francophones et six anglophones, avec un total de 20 sociétés d’eau, les pertes totales (réelles et apparentes) en volume d’eau représentent environ 37% des volumes introduits dans les réseaux. Avec un coût de ces pertes estimé à 37,5 Milliards de FCFA. Le montant des pertes inévitables représente moins de 5%.
Concernant la tarification, le prix de vente de l’eau est de 300 FCFA pour un coût moyen de production de 100 FCFA.
L’AAE s’est fixée entre autres missions d’organiser des programmes de renforcement des capacités afin d’améliorer la performance des sociétés d’eau et d’assainissement pour mieux servir les populations africaines. Elle coordonne également la recherche de la connaissance et met à jour les données techniques, juridiques, administratives et économiques recueillies dans le secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’environnement.
Cette institution compte à ce jour plus de 113 membres issus de 42 pays d’Afrique dont la Côte d’Ivoire.

Landry Zahoré